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mercredi 13 mars 2013

La Birmanie c'est aussi...


Première surprise en arrivant, dans la conduite des birmans : pour des raisons historiques ils conduisent désormais à droite mais le volant est resté du meme cote. D'où la nécessité pour les chauffeurs de bus d'être accompagnés de «hurleurs» qui leur indiquent s'ils peuvent doubler ou non...


Durant tout le voyage, et plusieurs fois par jour, Ciçou s'est fait complimenter, notamment par les femmes, toujours dans les mêmes termes : «Very beautiful». Manifestement, les birmanes aiment bien les occidentales...

La Birmanie c'est aussi des trottoirs défoncés et des immeubles en ruine qui se mêlent aux nombreuses pagodes dorées aux prières bouddhistes omniprésentes.

C'est aussi un pays dans lequel il vaut mieux voyager avec des dollars tout neufs car à la moindre pliure, usure ou tâche les billets vous seront refusés !

Et c'est aussi...

vendredi 8 mars 2013

L'incroyable Bagan

Bagan...


Un site incroyable que les photos ont peine à décrire. Des milliers de temples et pagodes en briques rouges disséminés sur 42km2, plus ou moins gros, plus ou moins hauts, plus ou moins beaux selon l'architecture mais dont la vue d'ensemble reste incroyable.



 

 


Bagan a d'autant plus fait son effet sur nous que nous avons découvert le site à la nuit tombée, en haut d'un petit temple à l'écart des touristes devant un magnifique coucher de soleil qui eclaire les temples d'une lueur rougeâtre.



 
 Si en principe 3 jours suffisent pour parcourir le site, nous avons choisi de prendre notre temps et d'y rester 6 jours au total. En effet, la fin du voyage approchant on n' avait pas le temps de se rendre à Mawlamine au sud, où nous pensions aller, et on n'avait aucune envie de passer 3 jours à Yangoon qui nous semble avoir peu d'intérêt. Nous sommes donc restés à Bagan parcourant le site à vélo et nous rendant en taxi au Mont Popa avec des routards seniors à la retraite rencontrés en chemin. Le mont Popa est un rocher, vestige d'une activité volcanique, au sommet duquel se trouve un temple.

Le soir nous mangeons avec nos 3 routards sexagénaires et septuagénaire. Marie Jeanne animera une de nos soirées en racontant comment elle a vécu le printemps arabe en Égypte. Elle se trouvait malgré elle au milieu de la manifestation qui a éclaté et qui a conduit a la révolution. Quelle histoire !

Le 13 février nous quittons Bagan pour Yangoon, contraints de repasser par le point de départ, notre avion étant prévu le 15 au petit matin.

mercredi 13 février 2013

Mandalay et ses environs

Le 2 février nous nous réveillons à Mandalay, une grande ville d'un million d'habitants. Une jungle urbaine ou le klaxon est la langue officielle...

La veille ne voulant pas abuser de la gentillesse de Wanatun, nous avons accepte le premier hotel entrant dans nos prix. Dormir en prison n'aurait pas ete plus confortable, on s'y serait cru avec les barreaux, la porte a gros verou de notre cellule et les douches immondes, sans parler de l'accueil...
                               

Au matin, immédiatement après le réveil nous partons à la recherche d'un hôtel mieux que le précédent... Une fois bien installés, dans une chambre bien plus agréable, sur le toit et au calme, nous entamons en équipe une grosse lessive.

Le lendemain, nous décidons d'enfourcher un vélo et d'affronter la faune locale pour nous rendre à Amarapura où se trouve le plus long pont en teck du monde.

                                        

Sur le chemin nous sommes intrigués par une foule de personnes se rendant de pied ferme dans un lieu que nous décidons d'explorer. Nous nous retrouvons alors face à un gros bouddha tout boursoufflé par les 18 cm de feuilles d'or déposées par les fidèles... enfin, par les hommes bien sûr, les femmes devant restées derrière des barrières!

    

Sur le chemin du retour, un bruit nous interpelle et on se fait inviter par des birmans a entrer dans un grand hangar qui est un atelier de tissage assourdissant. Nous rentrons usés après ces 40 km parcourus, le bruit omniprésent, la pollution et le niveau d'attention élevé que nous devons déployer pour circuler.

Le 4 février, nous grimpons sur la colline de Mandalay, mais entre la brume et la pollution, on n'aperçoit pas grand chose... En revanche au sommet se trouve un beau temple super bling bling !

       

Le lendemain, on embarque sur un petit bateau spécial touristes (le bateau local nous étant interdit) pour nous rendre à Mingun ou se trouve le tas de briques le plus gros et le plus cher du monde. Le projet était de construire la plus haute stupa du monde, de 150 m de haut, qui nécessita la sueur et le sang de milliers d'esclaves.

Les esclaves ont finit par s'enfuir et le tas atteint aujourd'hui 50 m. Quelques années après, un tremblement de terre fissura l'édifice à plusieurs endroits... 

                                         
                            
A l arrivee quelques "taxis" nous attendent mais nous preferons marcher...

A Mingun se trouve aussi le plus grande cloche du monde en état de sonner, qui mesure 4 m de haut, 5 m de diamètre à sa base et pèse 90 tonnes!
       
                                                                           Cicou sonne la cloche titanesque    

On s'est rendu compte qu'on parle peu de ce qu'on mange, alors qu'on se régale tous les jours. Voici quelques exemples de plats savoureux : bon du riz bien sûr, mais aussi des chapatis (galettes indiennes), du poulet frit, ou a la sauce aigre douce, du riz frit avec des sauces incroyables, des soupes de legumes et de noodles, des legumes frits, des samosas et autres beigners, des salades aux cacahuetes, etc...

Au petit matin du 6 février, nous embarquons sur le slow boat, bateau local, qui doit nous conduire à Bagan en 15 heures. Mais celui-ci nous réservera quelques péripéties...

Une rencontre extraordinaire...

Après une journée de repos à Kalaw, nous partons pour Mandalay dans un bus local qui semble tenir en un seul morceau grâce aux seuls grigris dédiés à Bouddha. Pour exemple, alors que nous nous apprêtions à entamer une belle descente, le bus s'est arrêté pour qu'une femme accroche de petites branches à chacun des rétroviseurs. Nous en avons
déduit que ça nous porterait chance...

Sur le bord de la route, en construction, des femmes et des hommes piochent et font chauffer du goudron dans de vieux barils tout rouillés...


Le bus s'arrête à 11h pour le petit déjeuner. Un birman nous invite à nous joindre à lui, et nous offre un grand verre de lait chaud et sucré avec un petit flan, c'est la spécialité locale. En plus de ça il veut nous offrir le longyi, robe que porte les hommes et les femmes au Myanmar. Nous refusons gentiment. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises!!

Cet homme ayant pour seul bagage un petit sac plastique rempli de billets (au moins la moitié de notre budget pour le mois) nous invite à descendre au même arrêt que lui. N'ayant aucune contrainte de destination nous acceptons sa proposition, ravis de voir ou ça nous mènerait!
Nous voilà dans une toute petite gare et l'instant d'après à califourchon sur un scooter avec tous nos bagages et notre nouveau guide pour l'après-midi. Il nous est impossible de dépenser le moindre centime car Wanatun nous offre tout ce dont nous avons besoin malgré notre insistance pour payer tant le repas du midi, que l'eau, les donations pour les temples, l'essence, et même le taxi du retour jusqu'à Mandalay.
Même si dans un premier temps notre mentalité occidentale nous incite à nous méfier, nous lui offrons notre confiance. Ce n'est pas chez nous qu'on se ferait guide d'un jour pour faire visiter notre ville à un étranger et encore moins en lui offrant autant de cadeaux...
Wanatun fait même un détour pour nous présenter deux célébrités : deux gros boas vivants, dormant au pied d'une statue de bouddha.


Il nous mène de ruines en ruines à travers la ville d'Inwa, une ancienne cité royale.










En fin d'après midi il se propose de nous aider à trouver un hôtel à Mandalay (à 25 km de là, soit 50 km aller/retour pour lui). Bien entendu, c'est sans nous laisser le choix qu'il nous paie le taxi et comme il fait chaud, il s'empresse de nous acheter de l'eau :)
Arrivés à Mandalay il nous accompagne à un hôtel, mais comme il est hors budget pour nous, il se charge d'appeler d'autres hôtels et paie même la communication pour nous. Une fois que nous sommes logés, et lui rassuré, il disparaît comme il est apparu et c'est à peine si nous avons le temps de le remercier. Un tel altruisme nous laisse à la fois heureux et complètement déconcertés...

samedi 9 février 2013

A la decouverte des villages Pa - Ho

Le 28 janvier, un train tout branlant qui a dû dépasser l'âge de la retraite depuis quelques décennies nous mène, à la vitesse de 15 km/h, à Kalaw,en traversant de nombreux villages où les enfants nous font coucou.

Nous dormons chez Lily guesthouse pour 7$ la nuit à deux, avant de partir pour un trek de deux jours.

Au petit matin nous rejoignons Momo, notre guide, et Tutu, notre excellent cuisiner qui nous accompagnent au cours de ce trek à travers forêt de pins et plantations de thé et bananes. Ils nous feront bien rire avec leur air de gamins plus que de guides professionnels, passant leur temps à chanter, se chamailler ou utiliser des plantes pour fabriquer des avions.


La marche ne présente pas trop de difficultés, ce qui nous permet de nous arrêter dans les écoles que nous croisons et d'apprendre de nos guides les coutumes locales dont en voici quelques exemples :
Le gouvernement demande aux birmans de vivre au moins une semaine en tant que moine dans un monastère, semaine au cours de laquelle ils étudient les textes bouddhiques et pratiquent la méditation. Est-ce pour ça qu'ils sont tous aussi gentils? Les moines petit dejeunent tot le matin, dejeunent vers 10h30 et ne mangent plus jusqu'au lendemain matin et certains nous ont dit que c'etait tres dur, ce qui n'est pas difficile a croire...
Concernant les relations hommes/femmes dans la campagne, c'est sans surprise que nous avons appris que ce sont les parents qui décident du conjoint de leur enfant. Avant le mariage les jeunes ne peuvent se toucher sous peine de payer une amande ou de faire de la prison. Après le mariage une petite maison de bambou excentrée du village est mise à disposition des jeunes mariés pour leur lune de miel...

Nous passons la fin d'après midi à jouer avec les enfants dans le village d'une tribu Pa - Ho où nous passerons la nuit.




A l'heure du dîner c'est un véritable festin cuisiné par Tutu qui nous attend!! Une fois de plus nous devons manger séparément des locaux et de nos guides, malgré notre insistance de partager le repas avec eux.

Ils iront même jusqu'à nous dire qu'ils ont été invités à manger par la famille, ce qui était faux...


Le lendemain le trek change de tournure! Ce n'est plus la balade tranquille de la veille.. Le temps est menaçant des le matin, et bientôt un orage éclate et il tombe des cordes. Les pins et bananiers ont laissé place à une jungle dense et à des petites coulees de boue rouge et glissante.  Mais c est avec le sourire que nous avançons :)  et que nous rentrons complètement trempés à Kalaw sous la grêle ?!



lundi 4 février 2013

Diner chez la famille Inthar

Apres notre journee au lac Inle,nous nous rendons dans notre famille d'un jour où sommes accueillis par de magnifiques sourires et un véritable festin: salade de carottes aux épices et cacahuètes, soupe de potiron, chouxfleur frit, poulet mariné, poisson du lac grillé délicieusement farci et riz. Toutes les 3 bouchées on nous en mettait un peu plus dans l'assiette déjà bien remplie :-) Nous avons mangé comme des rois, même si nous étions un peu déçus de ne pas avoir partagé ce repas avec toute la famille. Notre hôte nous explique qu'ils ont mangé avant notre arrivée (alors que nous sommes arrivés à 18h). Ce sont leurs coutumes qui veulent que l'invité soit accueilli de cette façon.

Une fois bien repus, toute la famille nous a rejoint. Nous avons apporté des feuilles et des crayons de couleurs qui ont fait le plus grand bonheur des enfants. Nous avons partagé une petite bouteille de vin de l'avion avec les adultes qui en goutaient pour la première fois. Lolo à joué de la guitare et Ciçou à chanté des comptines pour enfants. Un p'tit bout d'une demi-douzaine d'années nous a fait un joli spectacle.

           
           

Du fait de la barrière des langues, ce sont surtout des rires et des regards que nous avons échangé ce soir là. Un vrai moment de bonheur.

Nous repartons le coeur et l'estomac bien remplis, rendez-vous vous pris pour le lendemain matin,pour que les femmes nous mettent la crème solaire locale (de l'écorce d'un arbre qu'elles frottent sur une pierre avec un peu d'eau). Nous voilà bien protégés pour une belle balade à vélo de 25 km dans la campagne environnante ou nous croiserons tracteurs et chars à boeufs.