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jeudi 18 juillet 2013

Cusco : Les architectes de l'impossible dans la vallée sacrée

 
Cusco, en Quechua signifie "nombril". En effet c'était le cœur du monde Inca, la ville la plus sacrée. C'est pourquoi on trouve dans les alentours la plus grande concentration de ruines. 

Située à 3400 m d'altitude, la ville s'étend dans une immense vallée entourée de montagnes. De la terrasse de notre hôtel San Cristobal, on domine toute la ville et ses toits de tuiles oranges. Et c'est bien agréable d'y prendre le petit déjeuner le matin au soleil.



         La nuit, les lumières de Cusco se confondent avec les étoiles. C'est féerique.

         
A Cusco règne une étrange atmosphère. C'est une ville jolie et trés agréable. On se sent relaxé et plein d'énergie pour partir en exploration.
Toutefois, attention á respecter le passage piéton, sinon, gare au fouet...
                                 
Les vestiges des Incas sont incroyables notamment de part leur situation. La plupart se trouvent en haut de falaises ou montagnes quasi inaccessibles. Et pour ajouter encore de la difficulté, ils construisent des murs colossaux avec des pierres de parfois plusieurs centaines de tonnes, agencées les unes aux autres tel un puzzle de géant. Certaines pierres sont mêmes en diorite, la pierre la plus dure du monde. 
 
                                              Murs extraordinaires d'Ollantaytambo

Chaque pierre est unique et s'assemble parfaitement avec sa voisine, sans mortier, ne laissant même pas la place pour y glisser une feuille de papier. Et le plus étrange est que les Incas ne disposaient que d'outils en or et en cuivre et de quelques météorites ferreuses. 

                                Pierre aux douze angles

Comment traîner une pierre moyenne de 100 tonnes (ou 100 Renault Clio), la tailler et la poser avec perfection sur d'autres pierres sur lesquelles elle s'emboite parfaitement, tel un Lego?

                                   Mur de Sacsayhuaman                Pierres arrondies (!) de Pisac
 
Si vous allez au musée de Cusco, on vous affirmera que ce travail est celui des Incas. Mais nous on a aussi écouté les légendes des locaux. D'après eux, ces monolithes dateraient de bien avant les Incas qui s'en seraient emparés, comme l'ont fait les conquistadors espagnols à leur arrivée. Peu importe qui sont les architectes, nous, on sait comment ils ont fait, on l'a entendu de la bouche de vieux érudits...

Pour faire avancer les pierres, rien de plus simple. Soit ils les fouettaient, soit ils jouaient de l'ocarina, une sorte de flûte. Et pour les assembler les unes aux autres, encore plus simple, ils utilisaient des herbes pour ramollir les pierres... D'autres questions? 

Quelque soit la technique utilisée, elle s'est malheureusement perdue à travers les âges et nous restons hébétés devant cet immense mystère. Mais ce n'est pas le seul et d'autres mystères auxquels nous avons été confrontés concernent les failles ou tunnels creusés dans la roche et les centaines de milliers de terrasses sur toutes les montagnes et collines... 
On nous dit que c'était pour cultiver des plantes et légumes. On veut bien le croire mais ils étaient combien ces Incas, parce que les terrasses, y'en a partout, c'est pas ce qui manque ??


                                   Terrasses de Pisac (parmi tant d'autres)


                                                       Terrasses expérimentales de Moray

Ah oui, aussi, à Sacsahuaman les enfants s'amusent sur les pierres vitrifiées! Heu... Pas que les enfants en fait... :-)

                                                

dimanche 7 juillet 2013

Les étranges lignes de Nasca


Nasca, un autre lieu très étrange du Pérou, connu pour ses figures géométriques gigantesques et ses lignes de plusieurs kilomètres de long d'une rectitude extraordinaire dans un désert de 500 km2. 

On y trouve une araignée, un condor, un colibri, un singe et bien d'autres encore, certaines figures allant même jusqu'à 300 mètres de long.




Ces dessins ont été découverts par hasard en 1939 du haut d'un avion. La Panaméricaine, route principale, a même été construite par dessus des lignes sans que personne ne s'en aperçoive. En effet, elles ne sont visibles que du ciel. D'une profondeur de 10 à 30 centimètres, elles auraient été tracées par un simple déplacement des cailloux qui couvrent le désert de Nasca sans que personne ne sache pour autant les techniques utilisées pour tracer des lignes aussi droites sur parfois des dizaines de kilomètres (des centaines s'entrecoupent dans tous les sens). 

Différentes théories abondent pour expliquer l'existence de ces lignes et figures sans qu'on connaisse avec certitude le but de leur présence.

C'est à bord d'un petit coucou de 6 places (dont le pilote et le copilote) que nous survolons ces magnifiques figures ballotés dans tous les sens. Le pilote n'hésite pas à pencher l'avion de plus de 50° pour nous permettre de prendre nos clichés. Heureusement qu'on nous avait recommandé de ne pas prendre de petit déjeuner avant... Autre frayeur, quand la porte de l'avion, côté Xavier, s'est ouverte en plein vol, et immédiatement refermée par le  copilote.



La suite du voyage c'est Cusco mais ce sera l'objet d'un autre article. En attendant on vous souhaite  bonnes vacances car ça y est les vacances approchent pour vous, bande de vênars! 

Des pingouins dans les iles Ballestas au surf dans les dunes de sable...


De Cuenca, en Équateur, 25 heures de bus nous séparent de Lima où nous devons retrouver notre ami Xavier. Nous passons donc 2 nuits d'affilée dans le bus, entrecoupées d'une journée d'attente à Chiclayo, au nord du Pérou, l'occasion pour nous de visiter le marché, de nous offrir une séance de cinéma et de passer chez le coiffeur pour Ciçou.

Après une journée de repos à Lima, on fait la surprise à Xavier de l'attendre à l'aéroport. 

Prochaine destination: Pisco, notre point de départ pour les îles Ballestas où nous avons beaucoup pensé à Gilles car on y a vu des pingouins!! 

  

Ces îles magiques sont recouvertes de plusieurs mètres de guano (fiente d'oiseaux utilisée pour l'agriculture) et habitées seulement par des centaines de milliers d'oiseaux! 



Outre les pingouins, c'est aussi l'abri des pélicans et lions de mer. Tout au long de la visite dans notre bateau promène couillons (une fois de plus on pense à Gillus), nous devons nous protéger de chapeaux ou capuches car il pleut averse mais pas de l'eau...



  

Des milliers d'oiseaux nous raccompagnent au port en volant à rase motte au côté de notre embarcation. Un grand moment.


Un repas avalé, nous partons en direction d'Ica. Au cours du trajet, le paysage reste toujours aussi onirique avec ses différents déserts qui s'enchaînent jusqu'au plus majestueux, celui qui entoure l'oasis de Huacachina, une vraie lagune au milieu des dunes de sable de plus de 100 mètres de haut. A peine croyable. C'est magnifique. On ne semble plus être au Pérou mais au Sahara.



Le lendemain après-midi on part en trombe dans un buggy, une bonne attraction pour gringos au milieu des dunes. Après quelques descentes vertigineuses on s'arrête au sommet de l'une d'entre elles pour la dévaler... à plat ventre sur un surf des sables. Notre petit groupe d'une dizaine de personnes s'aligne au sommet et c'est Lolo qui est choisi pour inaugurer la descente. 


On n'a pas vraiment le choix, notre conducteur insiste pour que nous descendions tous à plat ventre. Alors c'est parti! Après quelques mètres de glisse, on est terrifiés par la raideur de la pente. Ouais c'est un peu dangereux quand même... y a qu'à voir la vidéo de la descente de Xav, qui s'en sortira avec une bonne contraction musculaire. Malheureusement, l'une des filles qui partage notre buggy n'aura pas cette chance et nous devons rentrer rapidement pour qu'elle puisse aller à l'hôpital, s'étant ouvert le menton... 

             

Une fois l'avoir laissée entre de bonnes mains, nous repartons avec notre conducteur débile. Mais cette fois, plus de surf, on veut juste profiter du coucher de soleil dans les dunes. Moment magique et inoubliable.