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dimanche 7 juillet 2013

Les étranges lignes de Nasca


Nasca, un autre lieu très étrange du Pérou, connu pour ses figures géométriques gigantesques et ses lignes de plusieurs kilomètres de long d'une rectitude extraordinaire dans un désert de 500 km2. 

On y trouve une araignée, un condor, un colibri, un singe et bien d'autres encore, certaines figures allant même jusqu'à 300 mètres de long.




Ces dessins ont été découverts par hasard en 1939 du haut d'un avion. La Panaméricaine, route principale, a même été construite par dessus des lignes sans que personne ne s'en aperçoive. En effet, elles ne sont visibles que du ciel. D'une profondeur de 10 à 30 centimètres, elles auraient été tracées par un simple déplacement des cailloux qui couvrent le désert de Nasca sans que personne ne sache pour autant les techniques utilisées pour tracer des lignes aussi droites sur parfois des dizaines de kilomètres (des centaines s'entrecoupent dans tous les sens). 

Différentes théories abondent pour expliquer l'existence de ces lignes et figures sans qu'on connaisse avec certitude le but de leur présence.

C'est à bord d'un petit coucou de 6 places (dont le pilote et le copilote) que nous survolons ces magnifiques figures ballotés dans tous les sens. Le pilote n'hésite pas à pencher l'avion de plus de 50° pour nous permettre de prendre nos clichés. Heureusement qu'on nous avait recommandé de ne pas prendre de petit déjeuner avant... Autre frayeur, quand la porte de l'avion, côté Xavier, s'est ouverte en plein vol, et immédiatement refermée par le  copilote.



La suite du voyage c'est Cusco mais ce sera l'objet d'un autre article. En attendant on vous souhaite  bonnes vacances car ça y est les vacances approchent pour vous, bande de vênars! 

Des pingouins dans les iles Ballestas au surf dans les dunes de sable...


De Cuenca, en Équateur, 25 heures de bus nous séparent de Lima où nous devons retrouver notre ami Xavier. Nous passons donc 2 nuits d'affilée dans le bus, entrecoupées d'une journée d'attente à Chiclayo, au nord du Pérou, l'occasion pour nous de visiter le marché, de nous offrir une séance de cinéma et de passer chez le coiffeur pour Ciçou.

Après une journée de repos à Lima, on fait la surprise à Xavier de l'attendre à l'aéroport. 

Prochaine destination: Pisco, notre point de départ pour les îles Ballestas où nous avons beaucoup pensé à Gilles car on y a vu des pingouins!! 

  

Ces îles magiques sont recouvertes de plusieurs mètres de guano (fiente d'oiseaux utilisée pour l'agriculture) et habitées seulement par des centaines de milliers d'oiseaux! 



Outre les pingouins, c'est aussi l'abri des pélicans et lions de mer. Tout au long de la visite dans notre bateau promène couillons (une fois de plus on pense à Gillus), nous devons nous protéger de chapeaux ou capuches car il pleut averse mais pas de l'eau...



  

Des milliers d'oiseaux nous raccompagnent au port en volant à rase motte au côté de notre embarcation. Un grand moment.


Un repas avalé, nous partons en direction d'Ica. Au cours du trajet, le paysage reste toujours aussi onirique avec ses différents déserts qui s'enchaînent jusqu'au plus majestueux, celui qui entoure l'oasis de Huacachina, une vraie lagune au milieu des dunes de sable de plus de 100 mètres de haut. A peine croyable. C'est magnifique. On ne semble plus être au Pérou mais au Sahara.



Le lendemain après-midi on part en trombe dans un buggy, une bonne attraction pour gringos au milieu des dunes. Après quelques descentes vertigineuses on s'arrête au sommet de l'une d'entre elles pour la dévaler... à plat ventre sur un surf des sables. Notre petit groupe d'une dizaine de personnes s'aligne au sommet et c'est Lolo qui est choisi pour inaugurer la descente. 


On n'a pas vraiment le choix, notre conducteur insiste pour que nous descendions tous à plat ventre. Alors c'est parti! Après quelques mètres de glisse, on est terrifiés par la raideur de la pente. Ouais c'est un peu dangereux quand même... y a qu'à voir la vidéo de la descente de Xav, qui s'en sortira avec une bonne contraction musculaire. Malheureusement, l'une des filles qui partage notre buggy n'aura pas cette chance et nous devons rentrer rapidement pour qu'elle puisse aller à l'hôpital, s'étant ouvert le menton... 

             

Une fois l'avoir laissée entre de bonnes mains, nous repartons avec notre conducteur débile. Mais cette fois, plus de surf, on veut juste profiter du coucher de soleil dans les dunes. Moment magique et inoubliable.


vendredi 21 juin 2013

La charmante ville de Cuenca


Dernière étape de notre séjour en Equateur : la charmante ville de Cuenca, ville des pâtisseries pour le plus grand bonheur  de Ciçou! A la gare routière de Cuenca, nous sommes accueillis par une pancarte interdisant l'accès aux chèvres, ce qui nous fait bien rire...


A part les gourmandises, on a flâné dans le centre oú se trouve une jolie cathédrale et visité le musée d'arts aborigènes.


On a aussi eu la chance d'être présents au moment de la Corpus Christis, une célébration du Christ... avec des feux d'artifices tirés à seulement 8 métres devant nous. Plutôt impressionnants...

  


C'est aussi à Cuenca que Ciçou a appris que sa meilleure amie a eu son concours d'instit' alors bravo Bru, on est fiers de toi et on te félicite!


            

Jusqu'au cratère de Quilotoa à cheval !

A 2h30 de bus de Banos, on arrive sous la pluie à Latacunga, où sans guide nous avons un peu de mal à trouver un hôtel. Nous atterrissons à l'hôtel El Alamo où nous négocions une chambre à 15$ au lieu de 25. Eh eh, on devient expert dans l'art de la baisse du budget !

A Latacunga même il n'y a pas grand chose à faire, mais c'est le point de départ de notre trek de quelques jours pour réaliser la boucle de Quilotoa. On grimpe donc dans un bus pour effectuer 3h30 de trajet entre routes et pistes afin de nous rendre au petit village d'Insinlivi. 

Là, c'est le moment d'essayer de vous retranscrire l'ambiance des bus locaux d'Amérique du Sud. On est assis au milieu des mamassitas et fermiers à chapeaux, le trajet est rythmé par les cris et bousculades des enfants qui sautent dans le bus en route en sortant de l'école, et cette fois-ci on n'a pas eu droit aux animaux mais tout le long du trajet montent et descendent des vendeurs ambulants qui vendent... tout et n'importe quoi : des trucs de toute sorte à grignoter, des stylos, des montres, des CD's, des parfums bizarres, bref des machins tous plus improbables les uns que les autres...

Pendant le trajet on aura aussi quelques frayeurs tellement le magnifique paysage dans lequel nous évoluons est à pic. Imaginez une route sinueuse dans des gorges profondes de dizaines de mètres, parsemées de multitudes de pâturages dans un superbe patchwork de verts.


A Insinlivi nous sommes très chaleureusement accueillis dans un charmant hôtel en bois où nous nous régalons d'un succulent dînner, devinez-quoi, incroyable mais  vrai, sans féculent ! ! 

Hihouuuu!



Après un très (très) copieux petit dej', nous partons, nos sacs sur le dos et une petite carte en mains, pour 5h de marche jusqu'au village de Chugchilan. La rando se déroule sans encombre (si on fait abstraction du fait qu'on s'est perdu 3 fois) et nous trekons dans la Cordillère au milieu des champs et pâturages.



Après une montée super hard, proches de la fin du trek et (presque) confiants sur la météo, on s'arrête pour déjeuner une bonne soupe de noodles bien chaude (ah oui, on a investi dans un camping-gaz, le top!) Nous partageons quelques sucreries avec des enfants et nous voilà repartis, et bien sûr, pour ne pas changer, 5 minutes ne se sont pas écoulées qu'il se met à pleuvoir des trombes d'eau... Eh oui, ça devient une habitude. 


Par chance le dernier tronçon est une portion de route et nous grimpons dans une camionnette qui nous dépose à l'entrée de notre hôtel. 

Et quelle surprise! Pour un prix tout à fait raisonnable, l'hôtel "Cloud Forest" est génial : eau bien chaude, chambre super mignone, hamacs, billard, fléchettes, baby-foot, très bonne cuisine et personnel super gentil qui s'investit beaucoup pour le village. 
Nous faisons la connaissance de Ben, un incroyable bonhomme de 18 ans venu d'Allemagne pour enseigner bénévolement l'anglais aux enfants du village pendant 6 mois, et prenant sa mission à cœur au point de refuser de partager une bière et un jeu de cartes avec nous pour préparer ses cours... Chapeau Ben! 
Nous nous sentons tellement bien dans cet hôtel que nous repoussons chaque jour notre départ et nous y restons 3 nuits. Le premier jour c'est repos total, balade autour du village et rencontre de Guillaume, Sophie et Florian avec qui nous sympathisons autour d'un bon rhum et planifions notre rando du lendemain. Bien sympa cette rando du deuxième jour : 4h30 dans les environs au dessus des nuages.



 

 

 

Le best du séjour c'est le troisième jour ou cowboys' day :-) Car oui, nous quittons nos amis pour deux nouveaux : Pedro et Paco, les deux chevaux que nous montons avec un professionnalisme inégalé (surtout pour Lolo qui n'a jamais fait de cheval avant). Accompagnés de notre guide Bernardo, nous avançons au galop dans la montagne (paraît- il que comme il faisait froid il fallait galoper pour réchauffer nos compagnons à quatre pattes...) pour arriver jusqu'au cratère de Quilotoa. 
Là le spectacle est magnifique, le cratère abrite un lac d'un bleur pur dont nous avons du mal à nous détacher. Pour autant, il fait trop froid et nous n'avons pas le courage de descendre dans le cratère.



Nous repartons donc pour Latacunga. Ou du moins on essaie. Car nous sommes partis depuis seulement 20 minutes quand le bus est contraint de s'arrêter... Des travaux ont effectivement lieu sur la seule route existante, de sorte que nous devons attendre qu'ils soient terminés ! Quoi de plus normal? 
Pour couronner le tout, alors que nous attendions sagement, une pierre tombée de la falaise brise une vitre du bus, ne blessant par chance personne! Après déjà 2h d'attente, nous sommes sauvés par une ambulance, sirènes hurlantes, qui a besoin de passer. Résultat, tout le monde s'active et en quelques minutes la voie est dégagée. Ouff nous repartons.

En arrivant, et pour nous remettre de nos émotions, nous nous offrons une gigantesque pizza à emporter que nous dévorons devant la télé.